Le Centre Universitaire de Formation Jean-François Champollion organise, les 1er et 2 décembre 2011 à la Maison Multimédia d’Albi, un colloque intitulé « L’apprentissage : vecteur d’insertion et d’égalité des chances … qu’en disent les chercheurs ? »
Cette manifestation scientifique reçoit le concours financier de la Région Midi-Pyrénées.
L’alternance et tout particulièrement l’apprentissage suscitent aujourd’hui un engouement important et sont présentés comme des dispositifs permettant de lutter contre le chômage des jeunes tout en favorisant l’égalité des chances. Pourtant alors que l’apprentissage fait l’objet d’un intérêt accru, tant des pouvoirs publics, que du monde patronal et des médias, les apports de la communauté scientifique sur cette question sont largement passés sous silence. Force est de constater que l’idée selon laquelle le rapprochement entre l’école et l’entreprise favorise l’insertion professionnelle est devenue une telle évidence qu’il ne s’agit plus de la discuter. Pour autant, quels sont les acquis de la recherche scientifique en la matière ?
Ce colloque pluridisciplinaire international vise à dresser un bilan des possibilités offertes par l’apprentissage en matière d’insertion professionnelle et d’égalité des chances (en fonction du genre, des origines sociales, scolaires et ethniques…). Il a également pour objectif de réunir les chercheurs spécialistes du « monde apprenti » et par delà de rendre visible tant un champ de recherche que des contributions permettant de discuter les « performances » de l’apprentissage. Il ne s’agit pas ici de désavouer ce mode de formation mais bien plutôt de réfléchir aux conditions devant être réunies pour que les jeunesses populaires (dont les filles et les jeunes issus de l’immigration bien peu représentés au sein de l’apprentissage) puissent accéder à une qualification valorisée et valorisante ouvrant à une véritable promotion professionnelle.
Dans cette perspective, les contributions de chercheurs étrangers sont précieuses. Quelle place occupe l’apprentissage au sein des débats nationaux ? Quels sont ses enjeux sociaux et politiques ? L’apprentissage fait-il, comme c’est le cas de la France, irruption au sein des politiques sociales ou est-il essentiellement prôné pour ses vertus pédagogiques ? Celui-ci est-il (dé)valorisé ? Favorise t-il la mixité des formations et des métiers ? Participe-t-il à une réduction effective des inégalités sociales et sexuées, scolaires et professionnelles ou contribue t-il à les reproduire, les accentuer ou les déplacer ? Ce colloque sera aussi l’occasion d’aborder la question de l’interdisciplinarité (histoire, économie, sociologie, sciences de l’éducation, sciences du langage et psychologie). Outre l’idée d’échanger et d’apporter une contribution au débat, il s’agit également de confronter nos problématiques, nos approches ainsi que les méthodologies déployées.
Cette rencontre entre disciplines devrait permettre de dégager de nouvelles pistes de recherches, d’appréhender quelques unes des « zones d’ombre » de l’apprentissage. Au delà , ce colloque a pour vocation de nourrir une réflexion collective permettant d’interroger les relations existant entre les sphères éducative et productive à partir d’une approche visant à formaliser la dialectique existante entre les contextes sociaux et les aspects subjectifs.
Retrouvez le programme de la manifestation et toutes les informations utiles sur le site web du Centre Universitaire de Formation et de Recherche Jean-François Champollion.