Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées

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Visite virtuelle du patrimoine religieux de Villefranche-de-Rouergue 28 décembre 2015

Dans l’ouest du département de l’Aveyron, au centre de la faille géologique du Rouergue, carrefour de deux régions naturelles, le Causse et le Ségala, Villefranche-de-Rouergue est édifiée au nom du roi en 1252. Son fondateur, Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse et frère du roi saint Louis, souhaitait verrouiller la vallée de l’Aveyron avec la création de cette ville nouvelle, nommée bastide dans le Sud-Ouest de la France. En bordure de la rivière Aveyron, la ville s’organise autour d’une place centrale depuis laquelle rayonne un parcellaire en damier régulier. C’est ce maillage urbain régulier qui caractérise entre autres les bastides du Sud-Ouest.

Cette visite virtuelle du patrimoine religieux de Villefranche-de-Rouergue comprend 10 vues présentant une vue générale de la ville et une sélection de 5 monuments exprimant la richesse et la variété du lieu. Elle est disponible à la fois depuis votre ordinateur, mais aussi sur vos smartphones et tablettes.

La vue depuis le site antique du calvaire

La vue générale depuis le site antique du calvaire offre une vue panoramique sur la bastide et les vallées qui la ceinture. Elle permet également de découvrir la chapelle du calvaire et le calvaire, deux éléments visibles depuis la ville et liés à son histoire notamment par les confréries de pénitents qui y montaient en procession.

La chapelle saint Jean-Baptiste

La chapelle saint Jean-Baptiste est édifiée vers 1050 sous le vocable de Saint Carpil, puis de de Saint Jean vers 1275. Eglise paroissiale jusqu’au 14e siècle, elle devient chapelle annexe de la collégiale Notre-Dame. Le chevet date qui date du XIIe s. abrite encore des colonnes pré-romanes ont été mise au jour et témoignent de l’ancienneté de l’édifice. La nef et le transept semblent, quant à eux, dater du début du 14e siècle. L’édifice est remanié au 16e s. et 17e s. En 1856, l’édifice est érigé en succursale. La chapelle conserve un mobilier liturgique daté quant à lui entre le 16e et le 20e s.

La collégiale Notre-Dame

Commencé en 1260, le chantier de construction de la Collégiale Notre-Dame a duré plus de deux siècles et demi. Ralenti par des épidémies de peste et des problèmes de financement, il a été interrompu à plusieurs reprises. Avant même son achèvement, l’église paroissiale est érigée en collégiale en 1443. Elle devient alors le siège de 26 chanoines et se dote d’un mobilier prestigieux dont les exceptionnelles stalles commandées à André Sulpice. Le chantier est achevé pendant la seconde moitié du 15e siècle (1460-1475). L’édifice s’achève par l’édification de l’imposant clocher-porche de 58 mètres de haut agrémenté d’un portail gothique flamboyant. Comme les couverts de la place, le clocher-porche enjambe puissamment la rue, prolongeant l’édifice sur la place. Cette position permettait d’affirmer la place prééminente qu’occupe l’Eglise dans la ville médiévale. En 1561, la Collégiale est pillée par les protestants, puis durant la Révolution, le lieu est transformé en Temple de la Raison.

La chapelle de Treize Pierres

Une légende raconte qu’en 1509, un charretier embourbé avec son attelage aurait reçu le secours de la Vierge en l’invoquant au moment de l’angélus. Pour conserver la mémoire de ce miracle, on fait édifier une chapelle : la chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Treize Pierres. Le 1er juin 1510, François d’Estaing, évêque de Rodez, bénie la chapelle qui sera achevée le 15 août 1516. De l’édifice primitif, ne subsiste que le chœur actuel et la croisée de transept. En 1628, Villefranche-de-Rouergue est fortement touchée par l’épidémie de peste. Aussi, le 31 mai 1628, la communauté fait le vœu d’établir et de perpétuer un culte en la chapelle Notre-Dame-de-Pitié. On s’engage à agrandir la chapelle. En 1630, les travaux sont achevés et la chapelle est pourvue de 2 chapelles latérales. De 1670 à 1685, la chapelle est érigée en église paroissiale. Aux 17e et 18e s, la chapelle sert de chapelle au séminaire qui s’installe à proximité. Plus tard, elle restera la chapelle d’un établissement d’enseignement confessionnel. En 1952, les Pères de saint Viateur commandent au peintre Estonien Nicolaï Greschny (1912-1985), installé dans le Tarn, un programme iconographique pour une mise en peinture de la totalité de l’intérieur de la chapelle selon la technique de la fresque.

La chapelle des pénitents noirs

A Villefranche-de-Rouergue, deux confréries de pénitents sont fondées en 1609, celle des pénitents bleus et celle des pénitents noirs. Les premières années, les confrères pénitents noirs se réunissent dans la chapelle de la confrérie de Saint-Jacques car leurs ressources ne sont pas suffisantes pour engager la construction d’une chapelle. Cette dernière s’amorce en 1642, après accord de l’Evêque du diocèse de Rodez, Bernardin de Corneillan. Le chantier s’achève en 1699 et l’édifice sera béni en 1671 par l’évêque d’Agde, Louis Fouquet qui vivait en exil à Villefranche-de-Rouergue suite à la disgrâce de son frère, Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV. Tout au long du 18e siècle, les confrères auront à coeur d’embellir la chapelle en commandant un prestigieux mobilier. Cette chapelle est un joyau de l’art baroque occitan, l’un des rares édifices à avoir conservé son intégrité et son mobilier d’époque.

L’église saint Augustin

L’actuelle église Saint-Augustin fait suite à une première chapelle conventuelle édifiée dans l’enceinte du couvent en 1488. Ce n’est que le 20 avril 1520 que les consuls de la ville posent la première pierre. La construction du clocher et du choeur de l’église débute en 1588 et s’achève en 1591. De 1803 à 1822, le culte de la paroisse de saint Augustin est célébré dans la chapelle des Pénitents Bleus. A partir de 1818, des travaux de remise en état de l’église sont amorcés. En 1843, un portail d’entrée, de style néo-gothique, et trois baies en partie haute sont percés dans la façade occidentale. A cette occasion, la tribune est reconstruite et rehaussée. De 1861 à 1862, le clocher est reconstruit dans le style néo-gothique sur les plans de l’architecte diocésain. L’édifice conserve son mobilier dont la remarquable chapelle saint Nicolas de style Renaissance.