« A la campagne, on a des relations de proximité avec les patients »
Rencontre avec Sarah Bonel, jeune
médecin, qui a choisi d’exercer dans
la petite commune de Montesquieu-
Volvestre, en Haute-Garonne.
Contrairement à la majorité des
jeunes diplômés
en médecine de la
faculté de Toulouse,
Sarah Bonel a choisi
d’exercer son métier
en zone rurale,
dans la commune
de Montesquieu-
Volvestre, au sud
du Carbone. C’est
là qu’elle a grandi,
là aussi qu’elle a
trouvé sa vocation en observant son
père soigner des patients dans son cabinet.
« J’ai toujours eu envie de travailler
à la campagne, pour l’environnement,
la qualité de vie, mais aussi pour les
relations de proximité que l’on a avec les
gens », explique cette jeune trentenaire.
Si l’expérience est enrichissante, elle
n’est pourtant pas de tout repos. « Il faut
être disponible, accepter de se déplacer
souvent, notamment chez des personnes
âgées, et parfois consulter jusqu’Ã
21 heures, témoigne-t-elle. Il faut surtout
être polyvalent
car on ne peut
pas systématiquement
envoyer les
patients chez un
spécialiste comme
on pourrait le faire
en zone urbaine ».
Des problématiques
qui ne lui sont
pas inconnues,
puisqu’elle a
effectué l’an dernier son stage de fin
d’études au Fossat, une commune ariégeoise
située en zone sous-médicalisée,
bénéficiant de ce fait du soutien de la
Région. Une expérience enrichissante qui
ne l’a visiblement pas freinée à s’installer
durablement à la campagne… dans le
cabinet de son père.