Croissance du chômage, TVA sociale, rigueur, hausse du gaz, du coût du transport… rarement le passage à une année nouvelle n’aura été aussi amer.
Jamais le budget régional n’a été adopté dans un tel climat d’inquiétude et d’incertitude. Depuis 4 ans la crise s’est aggravée, la situation de la France s’est détériorée, l’endettement de l’État était de 750 milliards d’euros en 2002, il est aujourd’hui de 1 350 milliards d’euros.
La Cour des Comptes a estimé que nos difficultés étaient à mettre au compte de la crise pour un tiers seulement, pour le reste, elles sont la conséquence des choix du gouvernement, comme celui inopportun de stigmatiser les collectivités locales. Le discours qui les rend responsables de l’endettement est une argutie : les collectivités ne sont ni en déficit, ni surendettées, leur dette totale n’atteint pas 10 % de celle de l’État, alors qu’elles génèrent 3/4 de l’investissement public.
La Droite a privé les Régions de la possibilité de moduler leurs recettes,
excepté sur les cartes grises. Avec des moyens contraints, les Régions se
sont vues transférer des responsabilités coûteuses qui réduisent considérablement
leurs marges de manoeuvres.
Si nous n’ignorons pas la crise des finances publiques, doit-on pour
autant diminuer les capacités d’investissement et impacter ainsi l’économie
et l’emploi ?
Nous ne cédons pas au pessimisme ambiant et avons adopté un budget
ambitieux. Grâce à la bonne gestion actuelle et passée du Président
Martin Malvy, le budget 2012 renforce nos priorités : éducation, formation,
emploi, développement durable… dans le respect des engagements
pris auprès des Midi-Pyrénéens.
Avec un taux de chômage frôlant les 10 % de la population active, le but
commun de toutes les politiques régionales, c’est l’emploi.
Nous imaginons de nouvelles interventions, parions sur l’intelligence
l’Innovation et la Recherche. Avec un Schéma Régional du Développement
Économique, nos aides aux entreprises sont renforcées.
Nous étudions la possibilité de créer une société de tiers investissement.
Il s’agit de faire naître un opérateur régional pour investir dans la production
d’énergies renouvelables et la rénovation thermique du patrimoine
bâti. La Région deviendrait un maître d’ouvrage dans ces projets
de réseau de chaleur, de fermes photovoltaïques ou éoliennes.
Nous souhaitons conforter l’égal accès de tous à l’éducation, à la formation
et à l’égalité des chances partout en Midi-Pyrénées.
Ainsi, le lycée Françoise de Tournefeuille est élargi aux filières générales,
nous demeurerons vigilants sur la mixité sociale du lycée Rive Gauche
du Mirail ; des études sont lancées pour le futur lycée de Villefranche
de Lauragais, de nombreux chantiers importants débuteront en 2012
pour les lycées Fermat et St-Sernin à Toulouse, Marie Curie à Tarbes,
les extensions de Gaillac et de Lavaur.
Ce budget 2012 permet d’accroître la solidarité à l’égard des familles
en situation de précarité.
Dès la rentrée, la Carte Jeune regroupera sur un même support : chéquier
lecture, l’ordilib’- étendu aux apprentis-, bourse régionale 1er
équipement, aide à l’acquisition de licence sportive, tarifs préférentiels
TER… Ces aides désormais plus facilement accessibles sont réparties
de façon plus juste puisqu’elles sont soumises à condition de ressources.
Ainsi, les familles les plus modestes verront leurs aides augmenter
de 30 euros.
Nous lancerons, cette année, le Service Public Régional de la Formation
Professionnelle destiné à éviter les ruptures de parcours pour les
publics les plus fragiles. Nous revalorisons également la rémunération
des plus basses tranches des stagiaires de la formation professionnelle.
La liste est longue des mesures prises. Ce budget rigoureux, juste, soucieux
du présent et résolument tourné vers l’avenir, nous permet de
tenir nos engagements à l’égard des Midi-Pyrénéens.
Thierry Suaud, Président du groupe Socialiste et Républicain.
www.groupe-psr-midipyrenees.fr