Pour inciter les professionnels de santé à s’installer dans nos campagnes, la Région a mis en place tout un panel de mesures.
Tomber malade quand on habite à la campagne peut vite virer au cauchemar… « Face à la baisse du nombre de médecins diplômés et au vieillissement des professionnels de santé, il y a aujourd’hui une vraie difficulté d’accessibilité aux soins », analyse François Simon, viceprésident en charge des Solidarités et de la Santé. Pour lutter contre cette tendance, la Région a lancé un programme de soutien à la démographie médicale dans 25 zones rurales sous-médicalisées regroupant 338 communes. Elle a ainsi créé 15 Maisons de santé pluridisciplinaires qui regroupent dans un même lieu des professionnels de santé (lire ci-dessous). « Ce sont des structures bien dimensionnées avec des modes de gestion souples et adaptés à un service de proximité », explique François Simon. « Ces centres sont un des outils de mutualisation des moyens pour assurer les premiers soins de qualité accessibles aux populations rurales ». Autre dispositif : pour inciter les jeunes, a priori peu enclins à s’installer à la campagne, la Région a mis en place un système d’aide aux étudiants en médecine générale qui font leur stage en milieu rural. Ces indemnités d’études varient en fonction des cycles d’enseignement et de la durée d’engagement, mais oscillent entre 300 et 400 euros par mois. Les médecins diplômés, quant à eux, bénéficient d’une prime de 8 000 euros pour toute installation durable en zone déficitaire. Enfin, parce que ruralité doit pouvoir rimer avec soins de qualité, la Région a décidé de financer deux postes de chefs de cliniqueassistants de médecine générale en zone sous-médicalisée. Une mesure dont le coût est estimé à 88 000 euros et qui permet de valoriser la médecine générale en milieu rural.