Pourtant, en 1539, c’est le coup de grâce. L’édit de Villers-Cotterêts impose le français dans les actes administratifs. Par la suite, à l’école publique, les maîtres frappent de leur règle les doigts des récalcitrants qui parlent le « patois ».
Il faut attendre 1951 et la loi Deixonne pour que l’Etat français s’engage à préserver les langues régionales comme un élément essentiel du patrimoine.
Aujourd’hui, il existe de nombreuses possibilités pour apprendre l’occitan. Il y a en Midi-Pyrénées une dizaine de calandretas. Ces écoles (de la maternelle au collège) dispensent dès le début de la scolarité une méthode dite d’immersion. L’enfant s’exprime en occitan comme en français.
Depuis 1969, l’occitan a été introduit comme épreuve facultative au baccalauréat. Actuellement, les séries générales et les STT ont une épreuve obligatoire d’occitan quand il s’agit de la deuxième langue vivante. La reconnaissance est sans doute tardive mais elle est effective.