Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée

Les volailles en conservation

IMPORTANT

Les Régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées forment une seule Région depuis le 1er janvier 2016. L’harmonisation des politiques régionales est en cours. Pendant cette période transitoire, les dispositifs ci-dessous concernent les seuls départements de l’ancienne région Midi-Pyrénées.

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L’oie de Toulouse

L’Oie de Toulouse est au Sud-Ouest ce que le coq gaulois est à la France.

Origine et Historique

Comme la presque totalité des oies domestiques, l’Oie de Toulouse a pour ancêtre l’oie sauvage ou oie cendrée, oiseau migrateur connu dès la plus haute antiquité. Dans toute la région du Sud-Ouest, des abords de la Garonne aux confins du Gers et du Tarn, elle a colonisé les cours de fermes se substituant au porc dans bien des cas pour fournir des nourritures de réserve. C’est, de toutes les oies, certainement la plus connue et la plus française. Cet imposant volatile a fait le tour du monde et existe aujourd’hui en d’excellents exemplaires tant dans les différents pays d’Europe qu’aux Etats-Unis.

Au travers d’un système d’élevage, héritage d’une tradition séculaire, deux types ou variétés ont été sélectionnés par les éleveurs : L’Oie de Toulouse « type industriel » à bavette et l’Oie de Toulouse « type agricole » sans bavette…

Evolution et Situation actuelle

Après avoir connu des années de gloire, l’Oie de Toulouse a fait les frais des nouvelles méthodes d’élevage. Des progrès considérables ont été obtenus depuis des dizaines d’années grâce aux travaux de recherche et de sélection de l’oie à foie gras (INRA Station d’Artiguères ; SICA Sepalm à Souprosse). Les producteurs d’oisons destinés au gavage, préoccupés par un souci de rentabilité, ont rassemblé, sous une même appelation « Oie grise du Sud-Ouest », les animaux les plus intéressants des différentes populations d’oies, faisant abstraction des caractéristiques extérieures des animaux (du phénotype).
En 1989, l’Oie de Toulouse, en voie de disparition dans ces deux types, n’était présente que chez quelques éleveurs adhérents de la Société des Aviculteurs du Midi qui l’avaient conservée en continuant de la sélectionner d’après son standard.

Caractéristiques « Type Industriel » « Type agricole »
Aspect Rectangulaire, imposant, volumineux, lourd Ovaloïde, imposant, volumineux, lourd
Poids Jars : 12 Kg / Oie : 7-10 Kg Jars : 8-10 Kg / Oie : 6 Kg
Tête Forte et massive en forme d’anse de sceau Forte mais élégante
Oeil avec filet oculaire rouge Châtain très foncé avec filet oculaire rouge
Bec Très épais à la base, de couleur orange Assez fort, très long de couleur orange-rose
Cou Moyenne longueur, très gros Moyenne longueur, très gros
Ailes Larges. Elles ne dépassent pas le bout de la queue et jamais traînante ni croisées sur les reins Larges. Elles ne dépassent pas le bout de la queue et jamais traînantes ni croisées sur les reins
Poitrine Large avec un fanon thoracique (panouille) Large et profonde,sans ‘’panouille’’
Pattes Fortes, larges, de couleur orangé Fortes, larges, de couleur orangée
Tarses gros et courts Gros et long
Couleur Brun foncé avec des marques grises et le ventre blanc Brun foncé avec des marques grises et le ventre blanc

Aptitudes

L’oie de Toulouse « type industriel », la plus représentative et la plus lourde, est presque essentiellement élevée par des non professionnels dont l’objectif n’est pas la rentabilité financière, mais la sélection sur le phénotype. Caractérisée par sa capacité à fournir des foies énormes, elle a le défaut d’être moins féconde (pas plus de 20 oeufs par an). Les sujets de ‘’type agricole’’ sont plus rustiques, la ponte et le taux de fécondité sont également nettement supérieurs.

Actions de sauvegarde

Dès 1976, un plan d’urgence a été mis en place à l’initiative de la Société des Aviculteurs du Midi, coordonné à l’échelon régional par l’Union des Sociétés Avicoles du Sud-Ouest et conforté en 1984 par le Gasconne-Club. Il a pour objectif de favoriser les échanges de reproducteurs et de vulgariser ces races dans le cadre d’expositions avicoles, de concours et comices agricoles.
Depuis 1989, cette action de sauvetage a été complétée par le Conservatoire du Patrimoine Biologique Régional avec l’appui scientifique de l’INRA, dans la perspective d’exploiter un nouveau marché par la valorisation de la production d’oies grasses à double finalité, le foie et la carcasse. Le dispositif mis en place repose sur un réseau de quelques éleveurs qui, ayant créé des parquets pedigree de 2 oies et un jar, s’engagent à conserver les animaux en respectant des règles sanitaires et des règles d’élevage :

  • identifier les animaux et enregistrer leur filiation,
  • remplir une fiche technique destinée à effectuer un contrôle de performances zootechniques (ponte et reproduction).

Partenaires et contacts

Gasconne-Club – Christian RAOUST - 1, rue de Fourbet - 31320 Vieille Toulouse - Tél. : 05.61.39.84.12 Mail : RAOUST.Christian@orange.fr