La faïence de Martres-Tolosane, en Haute-Garonne, utilise, comme la brique, l’argile rouge des collines gasconnes. Depuis le XVIIIe siècle, cette petite ville, distante de Toulouse de 60 km, est réputée au-delà des frontières pour son artisanat. Autrefois, Martres-Tolosane fournissait notamment les ancêtres des pharmaciens. Le musée Paul-Dupuy de Toulouse rassemble plusieurs oeuvres significatives, vases et pots que les apothicaires utilisaient quotidiennement.
Les mêmes techniques ancestrales de fabrication sont toujours employées. L’argile est entreposée plusieurs mois avant d’être pétrie et façonnée. On fabrique des pots, des services de table ou des objets de décoration. Les motifs, essentiellement des fleurs ou des oiseaux, sont dessinés à main levée avec un pinceau en poils de vache. Ils apportent des touches bleues, jaunes ou vertes sur fond blanc ou jaune. La faïence subit ensuite l’étape dite « du grand feu ». L’émail qui recouvre l’objet et le motif sont cuits de façon simultanée.
Une grande fête de la faïence est organisée sur place chaque dernier week-end de septembre, avec marché de potiers et un coin des collectionneurs.