La méthanisation est particulièrement adaptée au secteur agricole et agroalimentaire. En quelques mots, il s’agit d’un procédé qui permet d’accélérer la décomposition de matières organiques et de transformer le gaz produit en énergie.
En brûlant ce biogaz, on peut par exemple produire de l’électricité, chauffer des locaux ou, comme c’est le cas à la Coopérative fromagère des Bergers du Larzac, réinjecter directement cette énergie dans le processus de fabrication du fromage qui nécessite de maintenir les cuves à une certaine température. « Cela faisait plusieurs années que je cherchais un système pour traiter les effluents. La méthanisation, c’est la solution idéale » s’enthousiasme André Parenti, directeur de la coopérative intallée à la Cavalerie (12). Chaque année, plus d’1 million de litres de lait y sont transformés en fromage de brebis.
Grâce à l’unité de méthanisation installée dans les nouveaux locaux de la coopérative, à la sortie du village, André Parenti compte réaliser une économie de 15 % sur la facture d’électricité. Mais ce n’est pas l’unique intérêt. Les effluents de l’usine, soit plusieurs millions de litres de lactosérum et d’eaux blanches de rinçage viendront désormais alimenter l’unité de méthanisation, au lieu d’être déversés dans le système communal de traitement des eaux usées comme auparavant. Enfin, les boues produites par ce biais sont très riches en phosphore, ce dont les sols des environs manquent. Elles sont aussi très sèches, donc moins volumineuses, ce qui diminuera les coûts d’épandage.