Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée

Les races bovines en conservation

IMPORTANT

Les Régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées forment une seule Région depuis le 1er janvier 2016. L’harmonisation des politiques régionales est en cours. Pendant cette période transitoire, les dispositifs ci-dessous concernent les seuls départements de l’ancienne région Midi-Pyrénées.

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La vache Mirandaise

Partie intégrante du patrimoine gersois, la Mirandaise, bénéficie actuellement d’un regain d’intérêt

Origine et Historique

La race bovine Mirandaise, autrefois appelée Gasconne aréolée est originaire du département du Gers. Son aire géographique traditionnelle circonscrite au département du Gers pouvait cependant déborder sur les parties nord du département des Hautes-Pyrénées et ouest du département de la Haute-Garonne. On ne sait pas vraiment quelle est son origine lointaine. Elle a incontestablement été forgée sur place pour effectuer les travaux agricoles sur les terres lourdes et parfois escarpées des coteaux de Gascogne, exigeant puissance, calme et résistance à la chaleur. Les animaux qui n’étaient pas conservés pour la reproduction ou le travail étaient vendus en veaux de lait de trois mois réputés. Elle ne doit pas être confondue avec la race Gasconne à muqueuses noires, originaire de l’Ariège.

Le herd-book de la race Gasconne aréolée a été créé en 1897. En 1955, il a fusionné avec celui de la race Gasconne à muqueuses noires. Cependant les deux populations sont restées distinctes car elles correspondaient à des territoires et des systèmes d’élevages différents. Les effectifs de la race Gasconne aréolée étaient estimés à 180 000 individus dans le département du Gers dans les années 1930. Ils ont décliné à partir des années cinquante du fait de la disparition de la traction animale, de la spécialisation laitière de certaines exploitations et de l’implantation de races à viande jugées plus « modernes » ou spécialisées. Cette diminution s’est encore renforcée suite à des erreurs de gestion (renouvellement insuffisant de mâles en insémination artificielle, infusion de sang Piémontais par un petit groupe d’éleveurs).

Evolution et Situation actuelle

A la fin des années 70, la race ne comptait plus que quelques dizaines d’individus détenus par des éleveurs pour la plupart âgés. Elle était condamnée à plus ou moins brève échéance. Au 31/12/1985, il y avait 88 femelles vivantes réparties dans 22 troupeaux, à la fin de l’année 2010, on compte 425 femelles dans 79 troupeaux. On dispose aujourd’hui de la semence de 16 taureaux représentant quatre familles mâles.

Le Conseil Général du Gers a mis en place une politique de soutien à la race. Le lycée agricole de Mirande a crée sur son exploitation un troupeau allaitant de dimension économiquement viable. La « Mirandaise » renaît en Gascogne.

La vache Mirandaise : évolution des effectifs

Robe blanche parfois nuancée de gris ou de roux.
Museau et onglons noirs
Cornes blanches aux extrémités noires.
Oeil vif et couleur foncée
Muqueuses, anus et vulve de couleur rose sur les parties périphériques et noire sur les parties centrales, c’est à dire auréolée ou « aréolée ». Cette coloration des muqueuses est associée à une dépigmentation du bord des oreilles.
Taille la « Mirandaise » est une race plutôt grande (vache adulte : 1,40 m de hauteur au garrot, 700 Kg de poids vif).

Aptitudes

Cette race présente une très bonne fécondité, un développement squelettique important et ses qualités bouchères sont également fort appréciées, en particulier sa viande d’une grande valeur gustative.

Elle s’insère bien dans la nouvelle filière départementale « Lou Bedet « un veau gras rosé de 4 à 5 mois.

Plus récemment un groupe de jeunes éleveurs ambitionne pour cette race un nouveau produit haut de gamme : le Boeuf Nacré produit de manière extensive sur 5 ans.

Actions de sauvegarde

La Mirandaise bénéficie d’un programme national de conservation mis en place en 1981 à l’initiative de l’Institut de l’Elevage et mené en collaboration avec la Fédération Interdépartementale de la race Mirandaise (Gasconne aréolée), l’Etablissement Départemental de l’Elevage (EDE) dans le Gers et l’UPRA Gasconne. Il est réalisé avec l’appui du Conservatoire du Patrimoine Biologique Régional de Midi-Pyrénées. Il consiste à :

  • Connaître les éleveurs par un passage annuel dans les troupeaux et permettre les contacts entre élevages.
  • Repérer les femelles vivantes, entretenir l’inventaire des animaux, tenir à jour les généalogies (fichier PETPE de l’Institut de l’Elevage).
  • Eliminer peu à peu les animaux hors standard ou présentant du sang « gascon à muqueuses noires » ou « piémontais ».
  • Constituer un stock de semence varié et de qualité afin d’assurer une reproduction normale de la population sur le long terme.
  • Assurer l’animation des éleveurs et la promotion de la race.

Depuis quelques années l’appui du Conservatoire à la race Mirandaise s’est intensifié au vu des perspectives et du potentiel de cette démarche .Un appui spécifique aux éleveurs notamment sur la finition des veaux et des vaches grasses est entrepris par l’EDE du Gers. A l’aval une concertation avec l’interprofession bovine du Gers vise à mieux faire connaître les produits carnés de cette race dans le Gers et régionalement.

Partenaires et Contacts

Fédération Interdépartementale de la race Mirandaise (Gasconne Aréolée)
Siège : EDE du Gers - Chambre d’Agriculture - route de Mirande - BP161 - 32003 Auch
Tél. : 05.62.61.79.60
Mail : ede@gers.chambagri.fr

Institut de l’Elevage
BP 42118, 31321 CASTANET TOLOSAN cedex
Tél. : 05 61 75 44 59
Mail : lucie.markey@idele.fr

Midatest EGS
Les Nauzes - 81580 Soual -
Tél. : 05.63.82.52.75
Mail : midatest@midatest.fr

OS des races bovines en conservation
BP 42118, 31321 CASTANET TOLOSAN cedex
Tél. : 05 61 75 44 59
Mail : lucie.markey@idele.fr