Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée

Pourquoi un conservatoire ?

IMPORTANT

Les Régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées forment une seule Région depuis le 1er janvier 2016. L’harmonisation des politiques régionales est en cours. Pendant cette période transitoire, les dispositifs ci-dessous concernent les seuls départements de l’ancienne région Midi-Pyrénées.

Retrouvez la nouvelle Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée sur www.laregion.fr

Conservatoire du patrimoine biologique régional

A l’image d’une agriculture riche dans sa diversité, la région Midi-Pyrénées possède une large gamme de races animales et d’espèces végétales.
Forts de cet héritage, et soucieux de préserver l’avenir de ce patrimoine, des scientifiques, des professionnels et des techniciens ont, avec le soutien politique et financier du Conseil Régional Midi-Pyrénées, allié leurs compétences pour aider ces ressources à franchir le pas entre tradition et modernité.

Un héritage

Les espèces végétales, les variétés cultivées et les races animales domestiques sont un reflet particulier des activités de l’homme au sein des agro-écosystèmes. Leur diversité se modifie, s’accroît ou se restreint, en même temps que se transforment les systèmes sociaux, écologiques, techniques, économiques, voire politiques.

Les habitants des campagnes de Midi-Pyrénées, au sein d’une région remarquable par la diversité des reliefs, des sols, des climats et des traditions ont contribué, au fil des siècles, à forger un patrimoine inestimable qui est l’une de nos richesses essentielles d’aujourd’hui et de demain. Cet héritage est la trace d’une histoire technique, sociale et culturelle.

Une menace

Une partie de ces ressources est aujourd’hui fragilisée par les changements qui se sont produits ces dernières années : l’intensification, la modernisation de l’agriculture, la mondialisation de l’économie ainsi qu’une urbanisation démesurée ont conduit à simplifier les systèmes de production, à uniformiser l’environnement des animaux et à répandre des modèles de consommation qui reposent sur un nombre réduit d’espèces vivantes. Chacune de ces espèces est représentée seulement par quelques variétés végétales ou races animales majeures sélectionnées pour leurs performances dans des conditions contrôlées et répondant mieux aux besoins du marché national. Supplantées par celles-ci, nombre de races et variétés se trouvent engagées dans un processus d’érosion parfois irréversible qui conduit à leur disparition.

Non compétitif aujourd’hui, ce patrimoine régional menacé de disparition n’en est pas moins le garant de la variabilité génétique, c’est à dire du maintien d’une large gamme de caractères (caractères morphologiques, caractères de reproduction, caséines de coagulation des laits, qualité des viandes, arômes, résistances aux maladies, etc…). Cette diversité génétique fonde la richesse du monde vivant que nous exploitons.

Un double enjeu

  • Conserver la diversité génétique
  • Conserver vivant ce patrimoine naturel et culturel

Missions

  • Recenser, évaluer et valoriser les ressources biologiques spécifiques à la région Midi-Pyrénées
  • Identifier l’ensemble des actions et projets de conservation de ce patrimoine génétique
  • Faciliter l’émergence et le développement des initiatives locales
  • Proposer des programmes d’actions prioritaires de conservation susceptibles de bénéficier d’aides publiques
  • Initier des opérations d’études et de promotion du patrimoine biologique régional, notamment sous l’angle de son intérêt économique, toutes les fois que cela est possible
  • Développer un véritable réseau de partenariat entre élus, scientifiques, professionnels, enseignants, producteur et amateurs
  • Informer : le CPBR est un outil pédagogique essentiel pour attirer l’attention du public sur le rôle qu’il peut jouer dans le maintien de la biodiversité.

Méthodologie

Les moyens mis en œuvre par le CPBR s’organisent essentiellement autour de deux modes de conservation complémentaires :

  • le premier ex situ est destiné à assurer la conservation des ressources sur le long terme ; il suppose la constitution de banques de gènes ou de génotypes, ou le rassemblement de plantes en collection conservatoire au champ
  • le second in situ consiste à maintenir et gérer le patrimoine biologique régional en le maintenant dans sa diversité et dans son environnement naturel et socio-économique ou, à défaut dans le milieu qui parait le mieux adapté. S’inscrivant dans le contexte actuel d’incitation à la diversification des activités agricoles, il explore la voie de nouveaux créneaux de valorisation