Le nom de ce village de l’Aubrac et de son célèbre couteau (prononcez « layole »), est aujourd’hui passé dans le langage courant. Il est ultra-branché d’avoir toujours ce couteau pliable au fond de sa poche.
Les bergers et paysans avaient déjà cette habitude au XIXème siècle : elle leur permettait en particulier de se tailler un morceau de fromage du même nom.
L’ancêtre du laguiole s’appelait le capuchadou, qui désignait un outil à tout faire.
Selon les uns, sa forme lui vient des Pyrénées. Selon les autres, avec sa lame pointue, elle rappelle l’espadon.
Un « vrai » laguiole est monté à la main. Il doit posséder deux signes distinctifs.
Une abeille, label de qualité, doit obligatoirement figurer sur le dos du manche.
Et un taureau doit être gravé sur la lame en acier. Sur cette terre où la vache est reine, le manche du laguiole est le plus souvent fait de corne. Mais il peut être de bois ou en aluminium. Ce dernier matériau a été choisi par le fameux designer Philippe Stark. Celui-ci a relancé la vogue de ce couteau en le redessinant.
La production locale, en sommeil dans les années 50-70, peine aujourd’hui à fournir le marché français. Les couteliers se sont multipliés ces dernières années. Un label « Laguiole origine garantie » a vu le jour.
Dernière précision : un laguiole ne se lave pas. On l’essuie soigneusement avant de le refermer !