Le peloton du Tour de France part à l’assaut des Pyrénées tous les ans depuis 1910. Cette année-là , trois mois avant d’aborder les célèbres cols pour la première fois, quelques coureurs avaient effectué une reconnaissance des lieux. Et en étaient revenus effarés, affirmant que « jamais on ne pourra monter là -haut ! » De fait, de nombreuses étapes pyrénéennes de la Grande boucle ont été marquées par de terribles défaillances, des drames parfois, mais aussi des exploits. Les amateurs le savent bien, qui viennent parfois s’installer plusieurs jours à l’avance sur la route des cols pour être sûrs de ne rien rater du spectacle. Et bien souvent, la victoire finale se joue en haut du Tourmalet ou de l’Aspin.
En 1913, Eugène Christophe voit tous ses espoirs s’envoler ici. Il avait pourtant franchi le Tourmalet avec 18 minutes d’avance sur le second. Mais dans la descente, la fourche de son vélo se brise. Le règlement l’oblige à réparer tout seul… Christophe doit parcourir 14 kilomètres à pied avant de s’improviser forgeron à Sainte-Marie de Campan. Une plaque commémorant cet évènement légendaire a été apposée sur l’ancienne forge.
Sur l’une des aires de repos de l’autoroute A 64 qui va de Toulouse à Tarbes, une statue monumentale célèbre l’effort des grimpeurs du Tour.