C’est un mouvement d’idées qui a ses origines dans l’évocation par Condorcet de « l’éducation pour tous les âges » dans sa déclaration de 1792.
C’est un mouvement qui s’incarne dès la fin du XIXème siècle dans la naissance des Universités Populaires, des Bourses du Travail, de la Ligue de l’Enseignement.
C’est un mouvement qui s’affirme au travers des organisations de jeunesse apparaissant après la première guerre mondiale : scoutisme, auberges de jeunesse, organisations de jeunesse liées à des partis politiques, et s’étendant après la seconde guerre mondiale. Enfin c’est un mouvement qui s’institutionnalise, en partie, à cette même époque, au travers de la mise en oeuvre de politiques de jeunesse en lien avec l’Etat.
C’est l’éducation qui n’est pas cadrée dans les structures traditionnelles de la famille, de l’école ou de l’université.
C’est l’éducation au sein du « temps de loisir », par la pratique volontaire de la vie de groupe, la confrontation, le partage.
C’est aussi l’éducation de chacun par chacun, et la mise à jour de ce que nous sommes capable de construire comme modes d’apprentissages, pour nous-mêmes et pour les autres.
Ainsi, l’éducation populaire reconnaît à chacun la volonté et la capacité de progresser et de se développer, à tous les âges de la vie, dans sa connaissance du monde, en bénéficiant d’une pédagogie adaptée et globale, qui considère les personnes dans leur parcours et leur environnement. Elle ne se limite pas à la diffusion de la culture académique ni même à l’art au sens large, mais également aux sciences, aux techniques, aux sports et aux activités ludiques…
En réalité tous ces apprentissages sont l’occasion de développer ses capacités à vivre en société : confronter ses idées, partager une vie de groupe, s’exprimer en public, écouter, etc.
Concrètement, elle est visible au travers des activités culturelles, sportives et de loisirs accessibles à tous, et elle agit en complément des actions de l’Éducation nationale.
Des jeunes de Midi-Pyrénées, lycéens, apprentis et de l’Ecole de la 2e chance, ont pu
se rendre cet été au Festival d’Avignon pendant 4 jours.
Agés de 16 à 23 ans, ils ont assisté à deux spectacles, rencontré des compagnies
et des artistes et participé à des activités artistiques. Entièrement prise en charge par la
Région, cette action de sensibilisation des jeunes à la culture résulte d’une étroite collaboration entre Marie-Claude Bascoul, viceprésident en charge de l’éducation, Hélène Breton, vice-président en charge de la culture et Jean-Claude Traval, viceprésident
en charge de la vie associative.