Zola aurait pu situer « Germinal » en Midi-Pyrénées. Mais c’est le nom de Jean Jaurès qui reste associé au bassin minier de Carmau, dans le Tarn. Le député a mis toute son ardeur, lors des grandes grèves de la fin du XIXème siècle, à défendre les gueules noires.
L’extraction de la houille avait débuté à Carmaux prés de six siècles plus tôt. Les gisements ont produit jusqu’à 700 000 tonnes par an et employaient 3 000 personnes. Dans les années 70, l’exploitation du charbon par le fond est jugée trop coûteuse et pas assez productive. C’est au tour des mines à ciel ouvert, définitivement fermées en 1997. Dans l’Aveyron, le bassin houiller de Decazeville a connu le même formidable essor au XIXème siècle et le même déclin ensuite. La mine a définitivement fermé en 2001.Les deux cités abritent chacune aujourd’hui un musée de la mine pour témoigner de cette activité.
Dans l’Ariège, l’exploitation du plus grand gisement de talc au monde a débuté au XIXème siècle à Luzenac. Elle se poursuit activement aujourd’hui.
En pleine montagne, à 1 800 mètres d’altitude, on extrait la roche blanche de la carrière. Cette exploitation à ciel ouvert est assujettie aux caprices de la nature. Dés les premières neiges, il faut abandonner le chantier pour le reprendre en mai.
Le talc est descendu par bennes jusqu’à la ville où il est séché, broyé et conditionné avant de partir dans le monde entier. Il entre aussi bien dans la composition de médicaments que dans la fabrication de sièges en plastique. L’avenir est assuré puisque le gisement recèle des réserves pour un siècle.