Les orientations proposées par l’étude conduite en 2005
Cette étude propose (...)
Les orientations proposées par l’étude conduite en 2005
Cette étude propose une orientation volontaire concernant la politique régionale en matière de patrimoine : faire du patrimoine un atout contributeur au développement du territoire. Cette prise de position est forte car elle détache clairement l’action régionale de celle de l’Etat : ce n’est pas l’état sanitaire, l’intérêt scientifique en soi de l’élément bâti ou de l’objet qui constituent un critère suffisant d’intervention ; à cela doit être assortie l’inscription de l’intervention dans une logique de projet et de développement.
Au travers de cette exigence, la Région Midi-Pyrénées propose un regard dynamique sur la décentralisation : chaque niveau d’intervention dispose de ses propres critères d’intervention, de sa propre logique politique, au sens d’une intention clairement exprimée et partagée.
En centrant son action sur le développement, la Région s’accorde une marge d’appréciation concernant ses interventions, et choisit de se placer sur son domaine spécifique de compétence : l’aménagement du territoire, le développement économique et la formation.
L’étude proposait trois orientations méthodologiques susceptibles de donner corps à cette orientation :
- TRANSVERSALITÉ : la notion de développement doit se comprendre dans une acception globale intégrant l’économie, la culture, le tourisme, la formation, l’aménagement de l’espace, le développement durable. Les initiatives soutenues par la Région devraient s’inscrire dans des démarches globales associant divers enjeux, portées dans le cadre de projets engagés localement.
- TERRITORIALITÉ : dans un souci de subsidiarité et d’efficience, la Région pourrait soutenir les démarches territoriales intégrant le patrimoine dans des logiques de développement local. Les Pays, interlocuteurs traditionnels des Régions, constitueraient l’échelon privilégié pour la définition des initiatives à soutenir.
- INNOVATION ET EXPÉRIMENTATION : le lien entre patrimoine et développement est aujourd’hui un domaine où de multiples expériences innovantes voient le jour, doivent être soutenues et diffusées. La Région pourrait encourager les actions à caractère expérimental, éventuellement dans une logique d’appel à projets, en soutenant les initiatives de terrain.
Pour conduire ces actions, il fut proposé que le Service régional de l’inventaire soit étoffé et prenne la forme d’une mission d’appui scientifique et de soutien aux projets. Par ailleurs, il pourrait être l’initiateur d’une vaste démarche de connaissance et de diffusion du patrimoine régional, par le biais d’un grand projet de numérisation.