Midi-Pyrénées pourrait être ce pays imaginaire où l’on a tout en abondance. Il suffit de se promener de juillet à novembre le long des sous-bois des huit départements. La plupart des occupants des voitures garées là sont à la recherche de cèpes. Le merveilleux champignon au chapeau rond, celui qui accompagne si bien le magret de canard gras, pousse partout. Dans les bois de chênes et de châtaigniers, dans les sous-bois sombres de hêtres. La poussée est une affaire de soleil, de pluie et de lune.
Les novices peuvent exercer leur coup d’oeil (et de fourchette) dans les marchés qui proposent le champignon dès sa sortie. Notamment à Vaïssac, en Tarn-et-Garonne, où les cèpes sont en vente dès 17 heures , du début à la fin de la poussée.
La région est un vrai pays de « glane ». Elle offre gratuitement ses richesses.
En automne les champignons, au printemps les pissenlits (en salade), l’ail des ours sur les pentes des sous-bois (en omelette), l’ortie (en soupe), mais surtout le fameux respounchou.
C’est une liane, le tamier, qui émerge des fourrés et des ronciers. Tendre, amère et goûteuse, elle grimpe le long des chemins creux avant Pâques. On mange les respounchous en omelette ou mieux, en salade avec des oeufs durs, des lardons et un filet de vinaigre chaud.
La cité de Cordes dans le Tarn y consacre une fête printanière.