Pendant les quatre prochaines années, ils formeront autour du président Martin Malvy le « gouvernement » de la Région, chacun étant titulaire d’une délégation spécifique.
Comment ces 15 vice-présidents abordent-ils ce nouveau mandat ? _ Quels en sont les enjeux et les priorités ?
Comment vont-ils travailler ?
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une dimension régionale à ma vie publique. La Région est un territoire d’avenir incontournable notamment au niveau de l’Europe. J’appréhende ma délégation avec un vif intérêt.
Elle s’inscrit dans une double continuité : celle entre l’enseignement secondaire et supérieur qu’il faut construire car la rupture est trop forte pour les étudiants ; celle entre l’enseignement supérieur et la recherche, fondamentale ou appliquée qui doivent s’enrichir mutuellement. Cette double dynamique est un gage de vitalité pour notre région et doit créer des emplois pour les jeunes chercheurs.
Parmi les dossiers importants de ce début de mandat, figure l’engagement de permettre à chaque lycéen ou apprenti, sous conditions de ressources, de disposer d’un ordinateur portable.
Pour les universités, notre présence et notre soutien sont une condition indispensable à la réussite du Plan campus et des projets financés par le « Grand emprunt ». Par ailleurs la montée en puissance de l’Eurocampus sera également une de mes priorités .
Mon engagement a d’abord été européen.
Passionnément. J’ai été le benjamin du Parlement de Strasbourg avant d’en être longtemps le vice-président. C’est là que j’ai pu observer que nous étions entrés dans une mutation historique où les États Nations ne structuraient plus autant l’espace politique. Un double mouvement est à l’oeuvre : global d’abord, où les blocs continentaux fixent désormais les grandes règles sociales, économiques et environnementales, mais aussi local avec l’émergence du fait régional, l’essor supranational engendrant en retour un fort besoin de proximité.
La France, contrairement à ses voisins, n’a pas encore fait sa « révolution régionale » en termes de transfert de budgets, de fiscalité et de compétences. Mon rôle sera donc de dégager un espace stratégique de projets, en s’appuyant sur ce qui se fait ailleurs et en mutualisant moyens et compétences.
En anticipant toute nouvelle donne bruxelloise, nous devons mettre en synergie notre potentiel et nos besoins avec ce qui se passe au-delà des frontières de Midi-Pyrénées.
des missions que j’exerce depuis six ans : la formation professionnelle et l’apprentissage font partie des compétences les plus importantes de la Région. Nos politiques reposent sur le triptyque « formation – emploi – développement économique ».
L’outil essentiel, c’est le réseau des Maisons communes emploi-formation. C’est un outil déconcentré par excellence, qui associe depuis l’origine les collectivités locales, l’Etat et les partenaires sociaux. Dans le contexte de crise, nous allons renforcer et réorienter nos politiques.
D’abord le « Pass-emploi » : un dispositif de suivi personnalisé d’un certain nombre de jeunes qui s’appuiera sur l’expérience acquise avec l’Ecole régionale de la 2e chance, l’ER2C.
Nous allons par ailleurs sélectionner puis labelliser des antennes de l’ER2C. Troisième piste : le développement de « Qualification + », qui permet de financer la formation qualifiante de salariés au chômage partiel, contre l’ engagement de leur employeur de ne pas recourir à des licenciements.
de développement économique, d’export et de relations internationales. À cela s’ajoute un volet concernant l’emploi et l’innovation. Si l’emploi relève d’une politique gouvernementale, nos dispositifs de soutien aux entreprises – je pense aux contrats d’appui et aux outils financiers comme les fonds de garanties – contribuent à préserver et à booster l’emploi local.
Il en va de même avec nos actions pour rendre attractifs nos territoires, avec notamment le développement de diverses zones d’activités et des programmes de revitalisation des centres bourgs.
Pour anticiper les mutations, renforcer nos échanges à l’international nous nous appuierons sur nos deux agences Midi-Pyrénées Expansion et Midi-Pyrénées International. Enfin la compétitivité de nos entreprises et l’attractivité de notre région passent par le renforcement des moyens donnés à l’innovation et à la recherche.
Dans ces domaines, notre agence Midi- Pyrénées Innovation jouera un rôle de plus en plus important en matière d’expertise.
mandat *, j’ai acquis une vue d’ensemble des politiques régionales et notamment des politiques culturelles.
Entre 2004 et 2010, j’ai suivi de près plusieurs études menées dans le cadre de ma délégation, notamment sur le patrimoine régional ou les projets culturels de territoire.
J’étais également investie dans la Commission culture et patrimoine auprès de Raymond Vall puis de Dany Buys et j’ai eu beaucoup de plaisir à collaborer avec Hélène Breton alors vice-présidente en charge de la culture.
Nous travaillerons dans la continuité de ce qui a déjà été fait en poursuivant les efforts d’irrigation culturelle sur l’ensemble du territoire régional. Parmi les dossiers prioritaires en ce début de mandat, je pense à l’accompagnement de la numérisation des salles de cinéma. Il faut également poursuivre le travail sur la numérisation du patrimoine. Derrière la culture, il y a des enjeux en termes d’éducation, d’aménagement du territoire, de solidarité et d’emploi.
Je serai attentive à tous ces paramètres.
* Vice -présidente de la Région (2004-2010) chargée de l’évaluation des politiques publiques et régionales.
continuité renforcée ; continuité puisque responsable des transports collectifs pour la période 2004-2010, je poursuis la mise en oeuvre des politiques régionales à la tête de cette délégation ; continuité renforcée puisque mon champ d’intervention inclut désormais aux côtés des infrastructures ferroviaires, l’ensemble des infrastructures de transports c’est-à -dire la route et les aéroports.
Pour ce qui est des trains – le coeur de notre compétence – ce mandat sera celui de la stabilisation de la qualité des offres. Nous finaliserons les projets précédemment lancés concernant les services aux usagers comme la généralisation de l’information aux voyageurs en temps réel dans toutes les gares et le développement de la carte PASTEL.
Un effort important sera fait pour renforcer l’intermodalité des transports avec la poursuite d’un vaste programme d’aménagement des parkings des gares et de stations vélos, nous poursuivrons aussi le renouvellement du matériel roulant. Enfin, ce mandat sera celui de l’achèvement des travaux exceptionnels de modernisation du
leur confiance à la liste conduite par Martin Malvy porteuse d’un bilan positif et d’un projet ambitieux et solidaire. Le budget est l’acte majeur qui engage la collectivité sur l’année à venir.
Son élaboration donne une vue transversale de l’ensemble des politiques régionales. Cette délégation s’inscrit dans la continuité de la présidence de la Commission des Finances que j’ai assurée pendant près de 5 ans.
Nous traversons une période remplie d’incertitudes.
De graves inquiétudes planent sur nos ressources financières : les transferts de compétences de l’État aux Régions se sont révélés être des transferts de charges car l’État ne respecte pas ses engagements financiers. En outre, il sollicite toujours plus les collectivités – usant parfois de chantage – pour conduire les projets dont il a seul la responsabilité.
Je pense notamment à la LGV ou à la modernisation des universités. Nous ignorons aujourd’hui où la volonté de réforme des collectivités annoncée par le Gouvernement nous mènera mais peut-être nous obligera-t-elle, bientôt, à réduire la voilure et à recentrer nos politiques sur nos seules compétences.
Ma délégation correspond à des thématiques
qui me sont chères. Je suis agriculteur et fils d’agriculteur. Par ailleurs, ma formation professionnelle, mon engagement précoce dans la vie publique et dans le monde associatif m’ont permis d’acquérir une bonne connaissance de divers outils et dispositifs qui vont à l’échelle régionale m’être très utiles. Je pense aux fonds européens ou encore aux formations par l’apprentissage.
En matière d’agroalimentaire, il faut poursuivre l’action en faveur de la valorisation des productions en renforçant notamment notre soutien aux circuits courts. L’agriculture quant à elle devra relever deux défis, celui de la production et celui du respect de l’environnement. Les enjeux sont énormes, les difficultés certaines mais il n’y a pas d’incompatibilité.
Concernant la formation agricole, il faut renforcer l’adaptation des formations aux enjeux de l’agriculture que je viens de citer. Il faut également réfléchir à un élargissement du périmètre de la formation agricole incluant les nouveaux métiers liés à l’aménagement du territoire.
politique et associative durant lequel je me suis constamment interrogée sur la place de l’humain dans son environnement. Maire d’une commune de 200 habitants depuis 1995 et depuis 2004 présidente de l’ARPE* notamment, j’ai toujours privilégié une démarche de développement durable dans l’approche des dossiers et mené une réflexion de fond sur la mutualisation des moyens.
Ma valeur ajoutée vient de ce parcours. Il faut impulser un nouveau rapport au développement durable au sens large. L’ARPE a déjà réalisé un travail de fond dans l’identification des problématiques. En tant que vice-présidente, l’un de mes objectifs est de multiplier les passerelles entre l’ARPE et la Région pour une meilleure synergie et une mise en oeuvre efficace des projets. Une autre de mes priorités en ce début de mandat sera de veiller à ce que l’attribution des aides régionales notamment aux entreprises soit conditionnée au respect de principes de développement durable. C’est ce qu’on appelle l’éco conditionnalité .
ARPE * : Agence Régionale Pour l’Environnement
Je vais poursuivre le travail que j’avais
engagé au cours du précédent mandat dans le domaine du Tourisme dont le poids dans l’économie régionale n’est plus à démontrer.
A ceci s’ajoutent les politiques territoriales à travers lesquelles nous réaffirmons notre soutien pour l’aménagement et le développement des territoires de Midi Pyrénées. Pour mener à bien nos projets nous prendrons appui sur les contrats avec la Communauté Urbaine du Grand Toulouse, les Communautés d’agglomération, les Pays et les Parcs Naturels Régionaux. Les politiques d’aménagement constituent un enjeu majeur pour l’essor de Midi-Pyrénées.
Concernant le tourisme, la montée en puissance de la politique des Grands Sites de Midi Pyrénées, sera l’une de mes priorités tout comme la poursuite et l’amplification des contrats de pôles touristiques pyrénéens ainsi que le lancement du nouveau dispositif des Stations touristiques rurales.
Notre objectif consiste également à faire de Midi Pyrénées l’une des régions phare du développement durable du tourisme. A cette mission s’ajoute le thermalisme qui constitue un pilier important de l’économie midi-pyrénéenne.
29 % de la population, 54 %
du territoire : c’est la réalité de l’espace montagnard en Midi-Pyrénées.
Le Massif Central qui s’étale sur quatre régions ; les Pyrénées qui relient autant qu’elles dessinent les frontières de trois pays, trois régions françaises et quatre régions espagnoles.
Le choix de leur dédier une vice-présidence met en évidence l’engagement de notre collectivité vis-à -vis de ces deux massifs et des projets transpyrénéens.
De longue date les montagnards ont su affronter les défis propres à ces milieux naturels difficiles. Transport, industrie, tourisme, agriculture… toute l’activité humaine a généré une singulière aptitude à surmonter les obstacles jusqu’à faire des difficultés de la nature des atouts pour le développement.
Aucune politique de la montagne ne saurait se faire en dehors d’une écoute attentive de celles et ceux qui vivent et travaillent dans les massifs.
C’est avec eux que la Région continuera à porter les projets qui conjuguent dynamisme et respect. C’est cet esprit qui anime la Présidence de la Communauté de Travail des Pyrénées et que traduisent les deux projets phares de cette présidence « 2011 : année des Pyrénées » et « l’Observatoire pyrénéen du changement climatique .
l’aborde avec beaucoup d’humilité et de volonté, car ses compétences, bien que complémentaires de celles que j’exerce en tant qu’élue locale autant à la Mairie de Belberaud qu’au Sicoval, ont une autre dimension, ne serait-ce que par le territoire concerné. J’arrive à la tête d’une délégation dont les missions essentielles sont la prospective et l’évaluation des politiques publiques.
Il s’agit de donner aux élus des éléments d’éclairage en matière d’évolution du contexte dans lequel s’inscrivent les politiques régionales afin qu’ils puissent les ajuster ou prendre des mesures nouvelles. Je prends l’exemple de la jeunesse, domaine dans lequel nous allons beaucoup travailler comme par le passé.
Il me semble qu’il est important de s’interroger sur les besoins à venir en terme de formation, de services, ou encore de loisirs et de les anticiper. Les enjeux sont importants. Sans plus tarder, nous allons également entamer dans les prochaines semaines la réflexion sur les nouvelles études à lancer en ce début de mandat .
mandat, je vais poursuivre les politiques fortes lancées ces dernières années. Je pense à tout le travail qui a été fait pour la mise en réseau des acteurs de ce secteur grâce à la création d’un comité paritaire et à l’organisation d’Assises nationales de la vie associative. Par ailleurs, nous continuerons nos efforts de pérennisation du millier d’emplois associatifs créés précédemment.
Nous allons reconduire également le dispositif « 100 jeunes au Festival d’Avignon » et notre soutien aux chantiers de jeunes bénévoles.
S’ajoute à ma délégation un volet sport permettant d’affirmer davantage l’action régionale en la matière et d’optimiser nos politiques que ce soit en soutenant le sport scolaire, la pratique du haut niveau, les petits clubs, le développement d’équipements structurants.
J’espère très vite pouvoir organiser - comme lors du précédent mandat -une tournée des départements, seul moyen de toucher efficacement toutes ces petites associations qui font vivre notre territoire et dont il faut entendre les besoins.
La vice-présidence qui m’a été
confiée exige une action volontariste compte tenu de la situation économique et sociale actuelle, et des difficultés auxquelles les gens sont confrontés au quotidien. Même si la solidarité n’est pas une compétence régionale au sens strict, la Région mène déjà de nombreuses actions dans ce domaine.
J’apprécie particulièrement le caractère transversal de cette délégation qui me permettra d’agir dans des domaines aussi variés que la jeunesse, la santé, l’économie… je suis en effet persuadé qu’on ne résout les problèmes qu’en les traitant dans leur globalité. C’est peut-être également mon point de vue de médecin généraliste… D’un point de vue personnel, j’aborde cette vice-présidence au Conseil régional, non comme un aboutissement, mais comme une conséquence logique de mon parcours dans le milieu associatif.
J’ai lutté pour le droit au logement, le droit des sanspapiers, le droit à la santé…Je connais donc bien ces problématiques dont j’ai une expérience de terrain.
beaucoup d’enthousiasme.
L’aménagement du territoire est un outil fondamental pour créer des solidarités durables partout en Midi-Pyrénées et construire une région dynamique et forte.
Je connais bien les thématiques sur lesquelles je vais intervenir.
Les enjeux sont cruciaux. Il s’agit de faire en sorte que chaque habitant de nos territoires ruraux bénéficie des meilleures conditions de vie en terme de services publics en général, de culture, d’éducation mais aussi d’emploi ou encore de santé en particulier.
Parmi mes priorités d’action, il y a la poursuite de nos politiques de soutien aux petits commerces, la création d’un label pour les stations touristiques rurales, l’accélération du plan « très haut débit » en matière de technologies de l’information et de la communication mais aussi une montée en puissance des maisons de santé pluridisciplinaires.
Pour mener à bien tous ces projets, je travaillerai en étroite collaboration avec plusieurs autres vice-présidents. Je pense en particulier à Jean-Louis Guilhaumon, Vincent Labarthe, Marc Carballido et François Simon.