Le nouveau Schéma Régional pour le Développement économique (SRDE), adopté par la Région pour la période 2011-2016, affiche des ambitions claires à travers trois priorités stratégiques.
Accroître la performance économique du territoire régional, assurer le rayonnement d’un développement économique durable sur l’ensemble de Midi-Pyrénées et garantir une gouvernance efficace.
Adopté en juin après une large concertation des acteurs locaux, il est progressivement mis en oeuvre par la Région.
Ce nouveau schéma le permet notamment, en facilitant le transfert technologique entre la recherche pure et la commercialisation de produits innovants. La Région se positionne pour cela en soutien des entreprises à toutes les phases du projet.
Cette priorité forte du SRDE s’articule avec les différents plans sectoriels régionaux en place (l’aéronautique, le cancer, le spatial, les composites, les bâtiments autonomes) et le renforcement des appels à projets filières. Elle passe aussi par le développement de l’emploi dans les territoires ruraux. En effet, 42 % des entreprises de la région se situent dans l’aire urbaine de Toulouse. Il faut donc conforter l’économie de proximité et développer le transfert local de technologies.
En favorisant la diffusion de l’excellence régionale en matière de R&D, d’innovation, de création de valeur et développement à l’international pour en optimiser les retombées économiques dans la région. La politique favorable à la pérennité des filières industrielles s’appuie sur trois axes clés : la compétitivité, l’innovation et le développement durable. L’appui aux filières industrielles est conçu en cohérence avec la SRI (Stratégie Régionale de l’Innovation) et s’adosse à un large programme d’actions collectives.
La Région compte mettre tout en oeuvre dans ce
domaine. Ainsi pour prétendre à une subvention
régionale, les entreprises devront non seulement
présenter un projet de développement viable ;
mais aussi remplir des critères environnementaux,
financiers ou sociaux. La Région sera en
premier lieu particulièrement vigilante à la création
de nouveaux emplois ou le maintien de ceux
existants dans l’entreprise pendant plusieurs
années.
En cas de délocalisation, l’entreprise sera donc
tenue de rembourser l’aide perçue.
Par ailleurs, les entreprises recevant une aide de
plus de 100 000 € de fonds Région et/ou Européens,
sont tenues de présenter un bilan carbone.
Si celui-ci est défavorable, elles devront proposer
des mesures compensatoires.
Dans ce domaine, les aides de la Région ne sont
plus attribuées qu’après un examen de l’entreprise
au travers d’une grille de critères précis (traitements
des déchets, réduction des rejets dans l’air
et dans l’eau, consommation d’energie…etc).