Un baccalauréat, trois ans d’études en institut et à la fin un diplôme d’État : voilà quel était le schéma classique de formation des élèves en soins infirmiers jusqu’en septembre 2009.
Depuis cette date la formation au métier d’infirmier a intégré officiellement l’architecture européenne des études supérieures universitaires dite Licence-Master-Doctorat. Résultat ? Les étudiants qui sont entrés en 1er année en 2009 se verront remettre conjointement à la fin de leur cursus un diplôme d’État et une licence.
Cette réforme qui participe à la revalorisation des études d’infirmières prévoit entre autres de nouveaux enseignements dispensés par des enseignants-chercheurs habilités par l’université. Elle nécessite la mobilisation de nouveaux moyens humains, parmi lesquels des formateurs plus nombreux plus diplômés, mais aussi matériels comme la mise à disposition de locaux supplémentaires pour les travaux dirigés en groupes restreints. Une mise à disposition des outils de formation à distance de la Région est également au programme.
Cette réforme qui implique donc la mise en œuvre d’une nouvelle coopération entre la Région, les instituts de formation et l’Université Paul Sabatier coordinatrice des enseignements s’est traduite par la signature fin juin d’une convention entre ces derniers. Carte étudiant, aides relevant du CROUS : grâce à cette convention les étudiants en soins infirmiers pourront par ailleurs désormais bénéficier des mêmes avantages que l’ensemble des étudiants de l’université. En Midi-Pyrénées neuf cent soixante-sept personnes sont concernées par cette réforme pour laquelle la Région qui assure le financement des formations sanitaires et sociales va débloquer 500 000 euros supplémentaires.