La région Midi-Pyrénées doit concilier les effets de la croissance généralisée de l’urbanisation et une vocation plus agricole et rurale que la moyenne des régions françaises.
En Midi-Pyrénées, 75 % de la population vit dans l’une des 18 villes qui constituent l’armature urbaine régionale. Ces espaces urbains (villes et périphéries) couvrent 25 % du territoire. Par ailleurs, près d’1 million d’habitants vivent dans l’aire urbaine de Toulouse sur les 2,8 millions que compte la région. Cette concentration se traduit en matière d’activités : l’aire urbaine toulousaine regroupe près de 50 % des emplois régionaux.
La dynamique d’urbanisation s’accélère également autour des autres pôles urbains.
Toulouse est la 6e agglomération de France et la 4e commune française
la plus peuplée selon l’Insee.
Pôle de recherche de niveau européen, 2e centre universitaire après Paris, la métropole régionale accueille des sièges sociaux prestigieux, des institutions et des acteurs culturels de niveau national et international.
Son patrimoine exceptionnel en fait une destination touristique toujours plus prisée.
La Région travaille à la valorisation de ces atouts avec les autres acteurs locaux :
À ces partenaires, s’ajoutent naturellement les communautés d’agglomération du SICOVAL et du Muretain.
Dans le cadre des contrats d’agglomérations qu’elles ont élaborés, la Région participe aux projets relevant de ses compétences et de ses politiques.
Les villes situées à moins d’une heure de Toulouse : Montauban, Albi, Castres-Mazamet, Foix-Pamiers, Saint Gaudens, Saint Girons, Auch… comme les plus éloignées telles que Tarbes- Lourdes, Cahors, Rodez ou Millau, constituent une véritable colonne vertébrale qui permet d’innerver les territoires.
Les petites villes, comme Castelsarrasin-Moissac, Figeac, Decazeville, Villefranche-de-Rouergue, Gourdon, Saint-Affrique, Gaillac, Lavelanet, Bagnères-de-Luchon, Bagnères-de-Bigorre, Condom… constituent des pôles urbains essentiels autour desquels se regroupe le monde rural.
Jusqu’aux villages et bourgs qui ont eux, un rôle important à jouer dans leur fonction de proximité.
Dans ce contexte, la vision régionale du développement doit s’attacher à faire profiter tous les territoires de Midi-Pyrénées de la dynamique de croissance urbaine fortement portée par la métropole toulousaine et par les villes dites « d’équilibre », et à favoriser des échanges plus forts entre le monde rural et les pôles urbains.
Sur la métropole et les villes moyennes, l’objectif est de renforcer les équipements et services structurants dans les domaines stratégiques pour l’attractivité régionale : enseignement supérieur et recherche, équipements culturels, santé, sport et loisirs, tout en recherchant une répartition équilibrée de ces offres.
C’est le choix qui a été fait, notamment en matière d’enseignement supérieur hors de Toulouse avec le renforcement du pôle tarbais.
Dans le nord-est de la région, l’université Champollion (Albi-Castres-Rodez- Figeac) en constitue une illustration.
De même, les équipements culturels hors métropole toulousaine disposent d’un fort potentiel de rayonnement.
C’est le cas des musées Goya à Castres, Toulouse- Lautrec à Albi, Ingres à Montauban, des Écritures à Figeac, des Scènes nationales comme l’Athanor à Albi, l’Estive à Foix, le Parvis à Tarbes… Sans oublier le réseau des centres d’arts et celui des musiques actuelles.
Le développement des transports est un enjeu essentiel pour la vie quotidienne des habitants.
Le train en premier lieu, qui permet de structurer l’espace régional en s’inscrivant dans une logique de développement durable.
C’est pourquoi la Région a investi 500 ME dans le Plan rail, qui permettra de rénover et de pérenniser le réseau ferroviaire régional.
Mais aussi les routes, et encore la connexion entre les différents modes de déplacement qu’il faut favoriser.
La Région a par exemple financé, à travers le dernier Contrat de plan État-Région (2000-2006) la mise à deux fois trois voies de la rocade toulousaine. Elle met également en place depuis quelques années un véritable « RER toulousain » qui accompagne la croissance de l’agglomération.
La ligne Arènes-Colomiers a ainsi été la première en France à offrir un service TER cadencé au quart d’heure. Chaque jour, 47 TER y circulent dans chaque sens. Depuis, le cadencement a été mis en place sur la ligne TER qui dessert Portet, Muret.
Dans la logique d’aménagement du territoire impulsée par la Région, il est nécessaire de privilégier des localisations économiques sur l’ensemble du territoire.
L’objectif est de proposer des offres d’implantation adaptées et de qualité.
La création des zones d’activité d’intérêt régional au niveau des Pays en est un exemple.
Par ailleurs, pour éviter l’augmentation des déplacements domicile – travail, un équilibre entre emploi, habitat, services et moyens de transports – est à rechercher pour le choix de ces implantations. Le développement des technologies de l’information et de la communication, permettant l’accès à internet à haut débit, participe de cette logique.