Que fait concrètement la Région pour améliorer les transports dans les zones rurales ?
L’idée majeure, c’est de favoriser l’accès à un réseau routier et ferroviaire performant partout sur le territoire. Pour ce faire, nous accompagnons l’État dans la modernisation de ses routes nationales et nous développons le TER. La Région a ainsi rénové les gares rurales et multiplié les dessertes. Il circule en Midi-Pyrénées 356 trains quotidiens, contre 150 il y a dix ans, ce qui a permis de créer 1 474 arrêts quotidiens supplémentaires, alors que l’État supprime au contraire des arrêts « Grandes lignes ».
Que faire pour réduire les retards et suppressions de trains ?
Ils sont en grande partie dus à l’usure du réseau régional, qui est très ancien et qui était mal entretenu par l’État. Des lignes comme celle de l’Ariège, du Gers, de l’Aveyron, allaient fermer d’ici 5 à 10 ans. Nous avons pris l’initiative du Plan rail pour rénover et moderniser 500 km de voies. Il garantit l’avenir du TER, et son développement. Par exemple, grâce au doublement de la ligne entre Saint-Sulpice et Toulouse, nous pourrons augmenter en 2013 le nombre de TER dans le Tarn et l’Aveyron.
Et là où le train ne va pas ?
Nous entretenons un réseau important de cars TER, qui desservent les principaux axes ruraux. Nous participons également au financement du TAD, le transport à la demande, qui est très apprécié des habitants des zones rurales, notamment.